
« Si je lâche, tout va s’effondrer. »
« Je dois être parfaite. »
« Les autres font mieux que moi. »
« Je dérange. »
« Et si ça se passait mal ? »
Ces phrases, beaucoup de personnes les prononcent… sans même s’en rendre compte. Elles tournent en arrière-plan, comme une radio intérieure toujours allumée. On les appelle les pensées limitantes.
Elles ne sont pas là pour nous nuire volontairement. Bien au contraire : à l’origine, elles ont souvent servi à nous protéger. Mais avec le temps, elles peuvent devenir des freins invisibles à notre bien-être, à nos choix et à notre confiance en nous.
Qu’est-ce qu’une pensée limitante ?
Une pensée limitante est une croyance automatique, souvent inconsciente, qui influence notre manière de nous percevoir, d’agir et de réagir.
Elle s’impose comme une vérité alors qu’elle n’est, en réalité, qu’une interprétation héritée de notre histoire.
Ces pensées apparaissent généralement :
- dans les moments de stress ou de fatigue,
- lors de prises de décision importantes,
- quand nous sortons de notre zone de confort,
- dans les relations (familiales, professionnelles, amoureuses).
Le plus déroutant, c’est qu’elles sont souvent formulées de manière très convaincante. Elles utilisent des mots comme toujours, jamais, il faut, je dois, je ne peux pas.
D’où viennent les pensées limitantes ?
Les pensées limitantes ne naissent pas par hasard. Elles se construisent au fil du temps, souvent très tôt.
Elles peuvent provenir :
- de l’éducation et des messages reçus dans l’enfance,
- d’expériences émotionnellement marquantes,
- de situations où nous avons manqué de sécurité ou de reconnaissance,
- de mécanismes de protection mis en place pour éviter la douleur, le rejet ou l’échec.
Par exemple :
- « Je dois être parfaite » peut venir d’un environnement où l’erreur n’était pas permise.
- « Je dérange » peut être lié à une enfance où l’on a appris à se faire discret pour préserver l’équilibre.
- « Si je relâche, tout va s’effondrer » est souvent associé à des périodes où l’on a dû tenir bon coûte que coûte.
À l’origine, ces pensées ont été des solutions. Le problème, c’est qu’elles continuent à agir même lorsque le contexte a changé.
Comment les pensées limitantes impactent le quotidien
Ces pensées influencent bien plus que nos émotions. Elles ont un impact direct sur :
- la confiance en soi,
- les comportements (évitement, sur-contrôle, perfectionnisme),
- le rapport au corps (tensions, fatigue, douleurs),
- les relations,
- la capacité à se projeter sereinement.
Elles peuvent entraîner :
- une charge mentale constante,
- une impression de ne jamais en faire assez,
- de l’anxiété anticipatoire,
- une difficulté à se détendre ou à lâcher prise.
Et pourtant, la plupart du temps, nous ne remettons pas ces pensées en question. Elles semblent aller de soi.
Pourquoi il est difficile de “penser autrement”
Beaucoup de personnes me disent :
« Je sais que ce n’est pas rationnel… mais je n’arrive pas à penser autrement. »
C’est normal. Les pensées limitantes ne se logent pas uniquement dans le mental conscient. Elles sont souvent ancrées au niveau émotionnel et corporel, là où la logique ne suffit pas toujours.
C’est pour cela que se raisonner ne fonctionne pas durablement. Se forcer à penser positif peut être épuisant et lutter contre une pensée peut la renforcer.
Pour aller au-delà, il est souvent nécessaire de s’adresser à l’inconscient, là où ces automatismes se sont installés.
Aller au-dessus des pensées limitantes, plutôt que lutter contre elles
L’objectif n’est pas de supprimer les pensées limitantes, mais de changer la relation que nous avons avec elles.
Un premier pas consiste à les reconnaître :
- « Ah, voilà la pensée “je ne vais pas y arriver”. »
- « Là, c’est la peur que ça se passe mal qui parle. »
Puis à introduire une forme de distance :
- Est-ce une vérité absolue ?
- Est-ce une ancienne stratégie de protection ?
- Est-ce que cette pensée m’aide aujourd’hui ?
Ce simple mouvement permet déjà de desserrer l’emprise. Pour une mise à distance encore plus efficace, il est aussi possible de nommer cette petite voix. Cela permet de se persuader qu’il ne s’agit plus de nous-même mais d’un parasite, parfois utile parfois néfaste. J’utilise Gertrude par exemple, difficile de prendre une Gertrude au sérieux !
Le rôle de l’hypnose dans le travail sur les pensées limitantes
L’hypnose est particulièrement adaptée pour accompagner les pensées limitantes, car elle permet de travailler sans forcer, en douceur.
En état de conscience modifiée, l’esprit devient plus réceptif aux métaphores, aux images et aux sensations. Cela permet :
- d’identifier les déclencheurs inconscients,
- de transformer les automatismes internes,
- de proposer de nouveaux chemins émotionnels,
- de renforcer la sécurité intérieure.
Dans ma pratique, je n’impose pas de pensées positives. J’utilise des histoires métaphoriques qui permettent à l’inconscient de faire ses propres ajustements, à son rythme.
Souvent, les personnes repartent avec une sensation nouvelle : moins de tension, plus de clarté, et surtout plus de liberté intérieure face à ces pensées qui prenaient toute la place.
Se libérer progressivement, durablement
Changer une pensée limitante ne se fait pas toujours en un claquement de doigts. Mais chaque prise de conscience, chaque expérience de relâchement, chaque séance est une brique posée différemment.
Avec le temps :
- la pensée perd en intensité,
- elle devient moins crédible,
- elle n’empêche plus d’agir,
- elle n’est plus aux commandes.
Et surtout, une autre voix intérieure peut émerger. Une voix plus nuancée, plus soutenante, plus alignée avec qui vous êtes aujourd’hui.
Et si vous faisiez le premier pas ?
Si vous vous reconnaissez dans ces pensées automatiques et que vous ressentez le besoin d’être accompagné·e pour retrouver plus de confort intérieur, l’hypnose peut être une voie douce et respectueuse pour avancer. Je propose un audio sur la confiance en soi, premier outils indispensable pour entamer ce processus de reprise du volant.
Je vous accueille en consultation individuelle, à Brétigny-sur-Orge ou en visio, pour vous aider à faire la paix avec ces mécanismes… et reprendre votre place, sans lutter contre vous-même.
Sources
- Image par Gerd Altmann de Pixabay


