(et ce que ça change dans le cerveau)

Il arrive parfois que le moral baisse sans raison très claire. Cela n’a pas toujours besoin d’atteindre des proportions spectaculaires pour sentir qu’on est différent.
On ressent cette sensation diffuse que tout est plus lourd : les pensées tournent en boucle, l’énergie diminue, l’enthousiasme disparaît un peu. Une multitude de scénarios se créent dans notre tête.
Dans ces moments-là, le cerveau a tendance à se focaliser sur ce qui ne va pas. C’est un mécanisme normal : il cherche à comprendre et à résoudre la situation. Mais cette focalisation peut aussi entretenir la rumination.
Avec le temps, j’ai appris à repérer ces périodes et à activer certains leviers simples qui aident mon esprit à sortir progressivement de ce mode.
Ce ne sont pas des solutions miracles, et parfois même, elles sont évidentes par leur simplicités.
Mais ces actions ont un point commun : elles agissent directement sur le fonctionnement du cerveau et du système nerveux.
Voici les cinq choses que j’active quand une déprime passagère s’installe.
1. Marcher en extérieur pour réguler le système nerveux
Quand le moral baisse, la première chose que je fais est souvent très simple : je vais marcher dehors.
Pas forcément très loin. Parfois simplement dans un parc ou un endroit un peu plus naturel près de chez moi. Le secret ? Arriver à se reconnecter aux détails : les sons, les odeurs, la lumière, le vent, les couleurs.
Cela peut sembler cliché… mais cela fonctionne.
Ce que cela change dans le cerveau
La marche et l’exposition à la nature ont plusieurs effets connus :
- diminution du niveau de stress physiologique
- stimulation sensorielle qui détourne l’attention de la rumination
- activation des circuits liés à la régulation émotionnelle
En d’autres termes, le cerveau reçoit de nouvelles informations sensorielles et sort progressivement du mode “pensées en boucle”. Il se connecte au moment présent.
Après je vous avoue que si je devais choisir un lieu, ce serait Disneyland Paris… mais faute de budget illimité, les sentiers de randonnée de Fontainebleau font l’affaire !
2. Sortir les pensées de ma tête pour casser la rumination
Quand une pensée reste dans la tête, elle peut prendre énormément de place.
Dans ces moments-là, je prends le temps de mettre des mots sur ce qui se passe.
Cela peut être en discutant avec des proches, ou dans mon cas aussi en séance avec mon psychologue.
L’objectif n’est pas seulement de parler.
C’est surtout de comprendre quelle émotion est réellement en jeu et quel schéma mental s’active.
Ce que cela change dans le cerveau
Verbaliser une pensée modifie la manière dont le cerveau la traite :
- les zones liées au langage s’activent
- l’émotion devient plus identifiable
- la pensée perd une partie de son intensité
Une fois ce mécanisme identifié, il devient plus facile d’utiliser des outils comme l’auto-hypnose pour désamorcer le schéma et réorienter l’attention vers autre chose.
3. Dormir davantage pour aider le cerveau à traiter les émotions
Quand le moral baisse, le cerveau est souvent plus fatigué qu’on ne le pense.
Plutôt que de lutter contre cette fatigue, j’essaie d’écouter ce besoin et de dormir davantage quand c’est possible.
Le sommeil n’est pas seulement une pause : c’est un moment essentiel de traitement des informations émotionnelles.
Ce qui se passe pendant le sommeil
Pendant la nuit, le cerveau :
- trie les informations de la journée
- régule certaines réactions émotionnelles
- consolide les apprentissages
C’est une étape clé pour retrouver de la clarté mentale.
Dans ces périodes, j’essaie aussi d’éviter un piège fréquent : associer systématiquement la nourriture “réconfort” (sucre ou gras) à une solution émotionnelle. Non pas pour se priver, mais pour ne pas habituer l’esprit à créer cette association automatique.
Je sais que pour beaucoup de personnes, et notamment les mères actives, assouvir ce besoin est lié à un fort sentiment de culpabilité. Mais se reposer est différent de ne pas assumer. C’est prendre soin de votre corps. Vous le faites très bien pour vos êtres aimés, essayez d’être aussi aimante pour votre petite fille intérieure !
4. Créer pour calmer le mental
Une autre chose qui m’aide beaucoup est de faire quelque chose avec mes mains.
Ces derniers temps, cela a pris différentes formes :
- construire des LEGO
- faire du diamond painting
- dessiner avec mon fils
Ce ne sont pas forcément des activités complexes. Mais elles ont un effet très particulier : elles occupent l’attention d’une manière douce.
Pourquoi la créativité aide le cerveau
Les activités créatives :
- mobilisent l’attention de façon progressive
- ralentissent l’activité mentale liée à la rumination
- favorisent un état proche de la concentration calme
On pourrait presque parler d’une forme légère de transe naturelle, un état mental que l’on retrouve aussi dans certaines expériences hypnotiques. L’esprit cesse de tourner en boucle… simplement parce qu’il est occupé autrement.
5. Nourrir la curiosité pour réactiver l’élan mental
Quand le moral est bas, le cerveau a tendance à se refermer sur lui-même.
Pour contrer ce mouvement, j’essaie volontairement d’introduire un peu de nouveauté.
Cela peut être très simple :
- poser un livre qui ne me plaisait pas vraiment et en ouvrir un autre qui m’attire davantage
- découvrir une pratique inconnue
- aller expérimenter quelque chose de nouveau
Par exemple, récemment, je suis allée découvrir une séance de reiki. Pas forcément dans l’attente d’un résultat précis, mais simplement pour vivre une expérience différente.
Ce que la nouveauté provoque dans le cerveau
La curiosité stimule plusieurs mécanismes importants :
- l’engagement mental
- l’ouverture à de nouvelles expériences
- la plasticité cérébrale
Autrement dit, elle rappelle au cerveau qu’il existe d’autres possibilités que l’état émotionnel du moment.
Ce que ces actions ont en commun
Quand une déprime passagère s’installe, le cerveau a tendance à se fixer sur un point précis : ce qui ne va pas.
Les actions que je viens de partager ont toutes un point commun : elles remettent du mouvement dans le système mental.
Elles permettent de :
- déplacer l’attention
- réguler les émotions
- activer d’autres ressources internes
Ce sont d’ailleurs des mécanismes très proches de ceux utilisés en hypnose : aider le cerveau à sortir d’un mode automatique pour ouvrir d’autres chemins possibles.
Et parfois, ces petits changements suffisent à rallumer doucement la lumière.
Si vous traversez ce type de période, ces actions peuvent être des pistes simples à explorer.
Si vous souhaitez aller plus loin, l’hypnose peut aussi être un outil précieux pour comprendre les schémas qui s’activent et apprendre à mobiliser vos ressources autrement. Et si cette torpeur s’installe, d’autres professionnels sauront être à votre écoute pour vous proposer une prise en charge adaptée.
Prenez soin de vous.


